Marie se réveille un matin avec une drôle de sensation : elle étouffe dans sa relation avec Éric, son compagnon depuis 14 ans. Que faire? Le quitter et se retrouver seule, célibataire à 30 ans, ou rester dans une relation qui ne la satisfait plus? Les choix de Marie sont courageux mais pas toujours heureux...
Arrêter d'écouter
Eh bien non. Pour savoir ce que vous voulez vraiment, vous, il va falloir arrêter de prêter attention à ces remarques. Pourquoi les autres détiendraient-ils la vérité en ce qui VOUS concerne ?
Quelques chiffres
A DÉCOUVRIR
1 - Au-delà de 59 ans, la réalité des chiffres est faussée en raison des veuvages féminins, l’espérance de vie des hommes étant moins élevée que celle de leur compagne.
Source : Institut national de la statistique et des études.
Vous pensez qu’il n’y a pas assez d’hommes célibataires ? La preuve du contraire, en chiffres.
Hommes
20-29 ans : 88,34 %
30-39 ans : 42,83 %
40-49 ans : 18,89 %
50-59 ans : 9,64 %
Femmes
20-29 ans : 78,75 %
30-39 ans : 33,01 %
40-49 ans : 14,12 %
50-59 ans (1) : 7,83 %
Pourquoi cette impression qu’il y a plus de femmes seules que d’hommes ? C’est parce qu’elles sont citadines, réussissent professionnellement et n’ont pas peur d’être vues !
« En effet, elles sont plus nombreuses en haut de l’échelle sociale, quand les hommes sont plus nombreux en bas et évoluent plutôt dans les milieux ruraux », analyse le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Les chiffres le confirment : dans les professions intellectuelles supérieures, les hommes célibataires sont 11,8 %, les femmes sont 19,2 %. Au niveau des employés, les hommes seuls sont 12,7 % et les femmes sont 9,2 %.
A LIRE
• La Solitude, ses peines et ses richesses de Nicole Fabre.
Résumé :
Tout humain fait l'expérience de la solitude très tôt, si bien que les expériences archaïques de l'enfance détermineront la tonalité que prendra la solitude plus tard. La solitude n'est pas forcément liée à la réalité, l'on peut se sentir seul au milieu de tous. Par ailleurs, elle n'est pas la même à tous les âges de la vie. N. Fabre en aborde toutes les facettes et réfléchit à sa singularité.
La solitude est plus souvent un ressenti qu’une réalité. Et il est parfois nécessaire d’être seul… (Albin Michel, 2004).
• Cherche désespérément l’homme de ma vie de Sylvie Tenenbaum.
A travers des entretiens, la psychanalyste repère les schémas dont sont victimes les femmes en quête de l’amour (Albin Michel, 2004).
Dans son nouvel ouvrage, la psychothérapeute Sylvie Tenenbaum aborde le problème de la solitude amoureuse de la femme dans notre société.
En s’appuyant sur des entretiens menés avec des femmes âgées de 28 à 45 ans, elle explique pourquoi de plus en plus d’entre elles vivent seules, et pourquoi elles se sentent « seules » alors que les hommes se sentent « libres ».
Au fil de son enquête, elle relève les schémas relationnels dont les femmes sont prisonnières (influences du père ou de la mère, poids des générations, fausses croyances sur l’amour, etc.), et ceux qui sont à l’origine de choix inadaptés de partenaires.
Un ouvrage clair et accessible, qui offre de vraies pistes de réflexion sur la vie et l’amour, et qui permettra peut-être à certaines de découvrir comment sortir du cercle vicieux de la solitude.
• Qui aime quand je t’aime ? de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup.
Une psychanalyste et un philosophe portent un regard clinique et poétique sur l’amour (Albin Michel, 2005).
Résumé :
On parle beaucoup d'amour, on le cherche, on l'attend, on le désire, on le fuit. On espère pouvoir dire un jour " je t'aime " à celle ou celui dont on rêve, ou on le dit déjà à la compagne, au compagnon de sa vie. Mais sait-on ce que l'on dit quand on dit " je t'aime " ? Qui est ce " je " qui dit aimer ? Et de quel amour s'agit-il ?
Prenant tour à tour la parole, Catherine Bensaîd et Jean-Yves Leloup portent un double regard, psychanalytique et philosophique, clinique et poétique, sur cette quête éternelle qui nous concerne tous. Et ils nous invitent à évoluer sur une " échelle de l'amour " afin de grandir ensemble vers un amour qui ne se vit plus dans la demande et le manque, mais dans la plénitude du don.
• La Femme seule et le Prince charmant de Jean-Claude Kaufmann.
Une enquête sociologique en profondeur sur la vie en solo (Pocket, 2003).
Résumé :
Elles sont de plus en plus nombreuses, dans nos sociétés modernes, à vivre seules. Voie difficile pour ces femmes défiant une norme sociale qui les destinait au couple et à la famille. Choix diffus qui ne s'effectue pas en une fois et traduit souvent un attachement progressif à l'indépendance que leur a fait goûter cette période de leur existence. Derrière ces vies en solo se dissimulent moins la détresse et la révolte qu'un sentiment de fragilité, l'expérience d'une identité en question. Avant-gardistes timides et involontaires, ces femmes avancent à petits pas sur une trajectoire d'autonomie dont nul sociologue n'est capable de donner l'équation mais dont tous s'accordent à reconnaître l'importance : elles sont "dans l'œil du cyclone" de la dynamique de l'individualisation. Et le "Prince charmant" dans tout cela ? Figure masculine très présente dans l'imaginaire de la femme seule, il n'a toutefois plus pour vocation de libérer sa bien-aimée de la solitude ; il l'accompagne au contraire dans son itinéraire indépendant. La Cendrillon d'aujourd'hui se sert de ses rêves pour rester à distance de tous les carrosses que lui propose la société, de peur de se réveiller un beau matin enfermée dans une simple citrouille. Après La Trame conjugale, Corps de femmes, regards d'hommes et Le Cœur à l'ouvrage, Jean-Claude Kaufmann, poursuit dans cet ouvrage sa lecture en finesse du passionnant roman de la société contemporaine. --Émilio Balturi
Qu'en retenir ? La France compte 18 millions de célibataires d'après le dernier recensement de l'Insee. Il y a plus d'hommes que de femmes : en 2015, 36,7% de femmes, et 43,6% d'hommes vivaient seuls (en tout cas pour l'état-civil). Un chiffre qui va croissant : il a augmenté de trois points pour les deux catégories depuis 2006. L'âme-soeur en 68 : "qu'elle sache faire le ménage!" Les agriculteurs sont particulièrement touchés. Bien avant la naissance de l'émission L'amour est dans le pré, l'un d'eux explique, en 1968, ce qu'il attend de l'âme-soeur : "Qu'elle soit surtout affectueuse ! Qu'elle m'accompagne !" Et qu'elle sache faire "principalement le ménage, et puis s'occuper du bétail, de la volaille". Depuis, le célibat a gagné les villes, et le commerce s'organise. On vend de plus en plus de toutes petites boîtes de conserve et de portions pour client seul.
le célibataire chronique historique INA
La sociopathie féminine 1. Les femmes sont moins susceptibles de porter le soi-disant «gène guerrier»: une variante d'un gène sur le chromosome X qui code pour la monoamine oxydase A, autrement appelée MAO-A. La MAO-A est une enzyme que le cerveau utilise pour dégrader les neurotransmetteurs comme l'adrénaline, la sérotonine et la dopamine - les composés biologiques responsables de nos réactions de pulsation, de genouillages, de combat ou de vol. Les transporteurs du «gène guerrier» produisent des niveaux inférieurs de MAO-A, ce qui signifie que leur cerveau ne décompose pas ces neurotransmetteurs aussi rapidement que le cerveau d'une personne sans le gène guerrier. Comme des guerriers obéissants, ils sont toujours prêts à se battre. Et parce que les hommes ont un seul chromosome X, alors que les femmes en ont deux, les hommes sont beaucoup plus sensibles aux effets du «gène guerrier», et sont donc plus susceptibles de présenter un comportement antisocial. Mais il existe aussi d'autres gènes guerriers,