une aptitude obsessionnelle
voir à 21minutes 42 l'obsessionnelle
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Le trouble de la personnalité histrionique (TPH ; anciennement hystérique) est défini par l'Association américaine de psychiatrie (AAP) comme un trouble de la personnalité caractérisé par un niveau émotionnel et de besoin d'attentionexagéré. Le patient est en quête d'attention de la part d'autrui, essaie de se mettre en valeur, de séduire, ou simplement d'attirer le regard ou la compassion. La séduction devient un besoin pour la personne qui vit avec ce trouble affectif. Le besoin de plaire devient excessif. L'histrionique utilise le charme, et des comportements de séduction inadaptés, comme moyen d'échange, de communication, voire d'interaction. Ce mode de séduction incessante devient un outil de manipulation, afin de s'assurer que ses besoins soient comblés en priorité, au détriment de ceux d'autrui, comme un dû. À défaut d'attirer l'attention par la séduction, elle se posera en victime, s'épanchera dans le dénigrement d'autrui, aura des excès de colère intense et versera dans la dramatisation émotionnelle. Ces aspects de son affect, sont sa façon, automatique et naturelle, de vivre avec l'entourage. L'histrionique crée des liens affectifs superficiels. La personne agira ainsi aussi bien envers les hommes que les femmes de tout âge. Ce trouble atteint majoritairement les femmes et touche de 1,3 % à 3 % de la population.
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie (AAP), le trouble de la personnalité histrionique est un mode généralisé de réponse émotionnelle excessive en quête d'attention, représenté par au moins cinq des neuf manifestations suivantes :
La CIM-10 de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) liste les caractéristiques des troubles de la personnalité histrionique. Ils sont caractérisés par au moins trois des éléments suivants:
Theodore Millon a identifié six sous-types de personnalité histrionique. Toute personne histrionique peut présenter aucune ou l'une des caractéristiques suivantes :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_histrionique
L'hystérie est en psychanalyse une névrose touchant les femmes et les hommes, aux tableaux cliniques variés, où le conflit psychique s'exprime par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures...) sans lésion organique, des crises émotionnelles, éventuellement des phobies1. C'est une notion qui fait également partie de l'histoire de lapsychiatrie et de la psychologie.
L'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables. Le terme donné par Antoine Porot définit « une disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente, tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d'infirmité physiques de maladies somatiques ou d'états psychopathologiques. »2. L'association de manifestations permanentes ou récurrentes, fréquemment des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, et d'autres manifestations transitoires, tels que des crises pseudo-épileptiques ou des comas « psychogènes », en constituent certaines des formes les plus courantes. Depuis Freud et Janet notamment, elle est considérée comme une névrose, et en a constitué l'une des premières manifestations étudiées3.
Cette affection a disparu des nouvelles classifications du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) et de la Classification internationale des maladies (CIM-10), remplacée par les catégories trouble de la personnalité histrioniqueou trouble somatoforme. L'étiologie de l'hystérie, pendant un temps indissociable de sa représentation sociale, a beaucoup évolué en fonction des époques et des modes.
De nouvelles expressions de l'hystérie sont notées depuis une trentaine d'années, y compris dans le DSM-IV-TR. Ainsi les diagnostics de « personnalité multiple », de « syndrome dissociatif hystérique » et certaines formes de « syndrome dépressif » notamment ceux qui ne sont pas sensibles à une chimiothérapie comprenant des antidépresseurs évoquent l'hystérie classique. A contrario les manifestations somatoformes et épileptiformes sont moins fréquentes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyst%C3%A9rie
L’égocentrisme est caractérisé par une tendance à ramener tout à soi. Les égocentriques se focalisent principalement sur leur propre intérêt, considèrent leur opinion comme la plus importante et se voient comme la personne à suivre et à admirer.
L'égocentrisme se rapproche également de la mégalomanie et du narcissisme. L'égocentrique se préoccupe avant tout de sa personne et pense qu'il est la première préoccupation des autres. Contrairement à l'amour-propre, l'égocentrisme ne consiste pas à s'aimer plus que les autres (ce qui est naturel)[réf. nécessaire] mais plutôt à aimer le regard des autres sans s'aimer véritablement. L'égocentrique ne s'aime pas tel qu'il est mais tel qu'il paraît aux autres, il pense être la seule cause du bonheur ou du malheur des autres, il peut se prendre pour le sauveur, le tyran ou le martyr de ceux qui l'entourent. L'égocentrisme diffère paradoxalement en cela de l'égoïsme, l'égocentrique se soucie énormément des autres (sans pour autant les aimer) puisqu'il s'estime selon le regard et le jugement des autres. Par opposition, l'allocentrismeest la tendance à faire d'autrui le centre de l'univers.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gocentrisme
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Scarlett O'Hara n'est pas "une beauté classique"3. Brune aux yeux verts, elle n'a pas un beau visage mais son corps est splendide. Elle regrette de ne pouvoir montrer ses jambes, qui sont fines et est très fière de ne pas avoir à rembourrer son corsage. Scarlett est très attentive à son apparence physique et aux vêtements qu'elle porte.
L'auteur insiste plusieurs fois sur la sensualité de la jeune fille qui n'est presque jamais assouvie, sauf lors de la dernière nuit qu'elle partage avec Rhett. Comme beaucoup de femmes de son époque où le sexe est tabou, Scarlett ne sait pas mettre de mots et même comprendre ses désirs physiques. Si elle souhaite dans un premier temps se marier (seul but d'une jeune fille de son temps et de son rang), elle ignore ce que le mariage veut vraiment dire. Elle n'a aucun plaisir physique et les étreintes conjugales, qu'elles se passent avec Charlie ou avec Frank la dégoûtent.
Même si elle est entourée par des personnes de goût (comme sa mère ou Mélanie), Scarlett manque totalement de goût, au grand désespoir de Rhett, que ce soit pour ses toilettes comme pour la décoration de sa maison. Elle aime le luxe tapageur. Si elle a su s'adapter à la pauvreté en développant des trésors d'ingéniosité et d'avarice, elle dépense sans compter une fois redevenue riche. Elle désire étaler aux yeux de tous et surtout à ceux qui la dénigrent sa réussite sociale.
Si elle est intelligente, elle est aussi totalement ignare. Rhett ne se prive pas de le souligner. Il est précisé qu'elle a bénéficié de bonnes études mais n'a retenu que les mathématiques. Elle ne lit jamais. Pour elle, être cultivée ne sert à rien. Les arts, la littérature, l'histoire et toute autre connaissance qui n'est pas pratique l'ennuient. Manquant totalement de subtilité, elle ne comprend rien aux rêveries et réflexions philosophiques d'Ashley. En fait, elle a été formée, comme les jeunes filles de son époque, pour être une femme belle, bien élevée et décorative qui n'a pas à se préoccuper des détails matériels (et considérés comme sordides) de la vie. On ne lui a pas appris à réfléchir et avoir une indépendance d'esprit. La maxime "Sois belle et tais-toi" pourrait s'appliquer à son éducation. C'est pourquoi, si Scarlett est très consciente d'enfreindre les coutumes et mœurs de son temps pour parvenir à ses fins, elle demeure très hypocrite, contrairement à Rhett, totalement affranchi des conventions sociales et se moquant éperdument du "qu'en dira-t-on".
De façon générale, Scarlett comprend mal les autres et elle-même. Elle prend le désir d'Ashley à son égard pour de l'amour, l'amour de Rhett pour du désir. Ses sentiments pour Ashley, qu'elle hisse à l'amour le plus pur et le plus violent, ne sont en fait qu'un caprice. Mélanie, qu'elle juge sotte et faible, est en fait une femme courageuse et une amie dévouée. Ashley, qu'elle vénère comme un dieu, n'est qu'un mou et un rêveur. Mais sa plus grande erreur concerne Rhett. Elle ne voit pas ses sentiments, pas plus qu'elle ne comprend ce qu'elle ressent envers lui.
Personnage égoïste et sans foi ni loi, ne reculant ni devant l'escroquerie ni devant le mensonge, Scarlett est une héroïne a priori peu sympathique. Toutefois son courage et sa persévérance face à l'adversité forcent l'admiration. Davantage qu'une ex-enfant gâtée avide de refaire fortune, elle est surtout l'exemple d'une personne écartelée entre deux visions opposées du monde, deux façons de vivre inconciliables : celle de son enfance dans le vieux Sud, faite de traditions à respecter, de codes à observer, devenus incompatibles avec le monde d'après-guerre, où il s'agit de lutter pour gagner sa vie à la manière nordiste au milieu du chaos de la Reconstruction du Sud. À cause de sa personnalité très entière, Scarlett se trouve incapable de trouver un moyen terme entre les deux et devient peu à peu indésirable dans son milieu d'origine, bien qu'elle déteste elle aussi les Yankees et ne se considère pas des leurs.
Qu'on s'attache à elle ou pas, Scarlett reste un personnage féminin moderne, affranchi et libre, qui ne se laisse pas dicter sa conduite par la société, mais fait ses propres choix, ce qui est, en réalité, la cause profonde de la haine grandissante de ses concitoyens envers elle. Dans le vieux Sud comme ailleurs, on ne pardonne pas facilement à celui (et surtout à celle, en cette époque où les femmes étaient largement sous domination masculine) qui choisit de vivre sa vie différemment de ce que la société juge acceptable. Scarlett choisit jusqu'à l'échec final, celui de son couple avec Rhett Butler.
Les neurosciences sont les études scientifiques du système nerveux, tant du point de vue de sa structure que de son fonctionnement, depuis l'échelle moléculaire jusqu'au niveau des organes, comme le cerveau, voire de l'organisme tout entier.
Le champ de la recherche en neurosciences est un champ transdisciplinaire : la biologie, la chimie, les mathématiques, la bio-informatique ainsi que la neuropsychologie sont utilisées en neurosciences. L'arsenal conceptuel et méthodologique des neurosciences va de pair avec une diversité d'approches dans l'étude des aspects moléculaires, cellulaires,développementaux, neuroanatomiques, neurophysiologiques, cognitifs, génétiques, évolutionnaires, computationnels ouneurologiques du système nerveux.
Les neurosciences sont souvent présentées sous l'angle des neurosciences cognitives, tout particulièrement les travaux utilisant l'imagerie cérébrale : certaines applications des neurosciences cognitives peuvent être employées en économie, finance, marketing, droit et intelligence artificielle.


Aujourd'hui, l'étude du système nerveux passe par de multiples approches qui suivent deux grandes directions :
Ces deux démarches, ascendante pour la première et descendante pour la deuxième, commencent aujourd'hui à se rencontrer à un carrefour formé par l'imagerie cérébrale et plus généralement les neurosciences cognitives. En effet, les techniques d'imagerie cérébrale permettent de déterminer comment une fonction cognitive précise est réalisée dans le système nerveux en mesurant divers corrélats de l'activité neuronale (vasculaire pour l'IRM fonctionnelle, électrique pour l'EEG...) lorsque le sujet (humain ou non) réalise une tâche donnée (écouter un son, mémoriser une information, lire un texte...).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Neurosciences
Le trouble de la personnalité limite (TPL) ou trouble de la personnalité borderline1 (TPB) est un trouble de la personnalité caractérisé par une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l'image de soi2.
Le terme anglais borderline (« cas-limite » ou « état-limite ») est issu de l'expression utilisée par le psychiatre américain Charles Hamilton Hugues, en 1884, « the borderland of insanity », et s'est ensuite appliqué aux hypothèsespsychanalytiques dans lesquelles le terme désigne un type frontière entre « l'organisation névrotique » et« l'organisation psychotique ». D'après cette théorie, il reposerait sur l'angoisse de perte d'objet et se traduirait par une insécurité interne constante et des attitudes de mise à l'épreuve de l'entourage incessantes. Une de ses modalités défensives est le passage à l'acte (par l'auto-mutilation, des conduites addictives et tentatives de suicide, etc.) comme décharge de l'angoisse.
Le trouble de la personnalité borderline est décrit comme « un schéma envahissant d'instabilité dans les relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, également marqué par l'impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes » (DSM-IV, axe 2). Selon le DSM-IV, il faut au moins cinq des neuf critères présents pendant un laps de temps significatif :
En somme, le trouble de personnalité limite est principalement caractérisé par :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_borderline
Selon une étude publiée dans la revue Psychiatry Research, le personnage de fiction d'Anakin Skywalker, futur Dark Vador dans la série cinématographique Star Wars, présente plusieurs symptômes indiquant un trouble de la personnalité limite28. Selon les auteurs de l'étude, cette observation pourrait se révéler utile dans l'enseignement des symptômes de ce trouble, le personnage faisant partie du fond culturel de la plupart des étudiants.
http://www.starwars.com/databank/anakin-skywalker
Anakin a finalement succombé à cette tentation, mutiler l'ancien allié Mace Windu pour sauver Sidious. Le côté obscur Maître a réclamé le manteau de l'Empereur, et Anakin a mené l'éradication de l'Ordre Jedi de l'Empire en tant queDark Vador
http://www.starwars.com/databank/darth-vader
Le trouble de la personnalité antisociale est un trouble de la personnalité caractérisé par une tendance générale à l'indifférence vis-à-vis des normes sociales, des émotions et/ou des droits d'autrui ainsi que par un comportementimpulsif. Le terme de trouble de la personnalité antisociale est utilisé par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR)1, publié par l'Association américaine de psychiatrie (AAP) tandis que la Classification internationale des maladies (CIM-10), publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), parle de trouble de la personnalité dyssociale2. La psychopathie et la sociopathie sont considérées comme deux manifestations différentes du trouble de la personnalité antisociale [réf. nécessaire].
Selon Robert Hare, la différence entre psychopathie et sociopathie peut s'expliquer par l'origine du trouble3. La sociopathie s'explique par l'environnement social alors que la psychopathie s'explique par un mélange de facteurs psychologiques, biologiques, génétiques et environnementaux. Selon David Lykken, les psychopathes naissent avec des caractéristiques psychologiques particulières comme l'impulsivité ou l'absence de peur, qui les conduisent à chercher le risque et les rendent incapables d'intégrer les normes sociales. Par opposition, les sociopathes ont un tempérament plus réglé; leur trouble de la personnalité tient davantage à un environnement social défavorable (parents absents, proches délinquants, pauvreté, intelligence extrêmement faible ou au contraire développée).
Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR), un manuel très utilisé pour le diagnostic de divers troubles du comportement et maladies mentales, définit le trouble de la personnalité antisociale comme un motif pervasif d'indifférence et d'invasion des droits de l'autre depuis l'âge mental de 15 ans, indiqué par trois ou plus des signes suivants1,4 :
Le manuel liste également les critères nécessaires suivants1 ; il existe trace de troubles comportementaux remontant à avant l'âge de 15 ans. La fréquence ducomportement antisocial n'est pas limitée à des épisodes de manie ou de schizophrénie.
Le chapitre V de la dixième révision de la CIM offre un ensemble de critères pour diagnostiquer le trouble de la personnalité dyssociale2,4. Le trouble de la personnalité dyssociale (F60.2), habituellement remarqué à cause d'une disparité flagrante entre le comportement et les normes sociales usuelles, caractérisé par :
Il peut aussi y avoir une irritabilité permanente associée. Un trouble comportemental pendant l'enfance et l'adolescence, quoique parfois absent, peut renforcer le diagnostic.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_antisociale
Le trouble de la personnalité schizoïde est un trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'intérêt pour les relations sociales. L'individu éprouve des difficultés à nouer des liens sociaux ; ses loisirs, son activité professionnelle, sont solitaires et indépendants. Il n'est en apparence pas touché par les marques de sympathie ou d'affection et n'exprime pas ses émotions, d'où une image de froideur, d'apathie.
La prévalence de ce trouble varie selon les études, de 1 %1 à 5 %. Cette variation est due en partie au manque de définition précise de la personnalité schizoïde, à la confusion de celle-ci avec la schizophrénie, et à la rareté des diagnostics donnés. En effet, peu de personnes schizoïdes consultent pour des soins (alors qu'ils seraient en fait relativement nombreux par rapport aux autres personnes atteintes de troubles de la personnalité, jusqu'à 40 % d'entre elles selon Philip Manfield2). Cette personnalité semble être un peu plus fréquente chez les hommes que chez les femmes3,4.
Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, il s'agit d'un mode général de détachement par rapport aux relations sociales et de restriction des expressions émotionnelles. Cette personnalité se caractérise par la présence d'au moins quatre des traits suivants5 :
Selon la Classification internationale des maladies (CIM-10) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un individu atteint du trouble de la personnalité schizoïde possède au moins quatre des caractéristiques suivantes6 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_schizo%C3%AFde
Le trouble de la personnalité paranoïaque est un trouble mental caractérisé par une paranoïa et une méfiance envahissante à long-terme des autres. Les individus souffrant de ce trouble de la personnalité peuvent être hypersensibles. Ils pensent être menacés et tentent de chercher tout signe de cette menace1.
Classiquement ce trouble fait partie des troubles de la personnalité, de la "pathologie du Moi" considéré "maître de son caractère", ce dernier étant "le style de réactivité de chacun de nous, l'organisation la plus élaborée et la manière d'être, résultat du conflit de nous-même ou du compromis trouvé (entre ce que nous sommes, ce que nous sommes devenus et ce que nous voulons être) "2. Souvent le terme personnalité paranoïaque est utilisé à la place de celui du caractère paranoïaque. La tendance actuelle est de considérer qu'il existe un continuum allant de la normalité aux formes graves de paranoïa en passant par la personnalité paranoïaque. L'être humain normal peut, à certains moment, présenter de manière isolée de tels symptômes, qu'on pourra alors comprendre comme des défenses réactionnelles et labiles contre l'angoisse. Chez certaines personnes cependant, les traits de personnalité paranoïaque se rigidifient, s'installent de manière chronique et finissent par constituer une souffrance ou une gêne pour l'entourage. Il est alors question de trouble de la personnalité paranoïaque. Si un état délirant s'installe, on parle alors de paranoïa.
Le caractère paranoïaque est une forme du caractère formé et fixé de façon pathologique à un tempérament agressif associé au vécu d'une existence frustrée et revendicative.3
Quatre traits fondamentaux peuvent être décrits4 :
La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins quatre des sept symptômes suivants :
Ces comportements ne doivent pas avoir lieu dans le cadre :
Le trouble inclut des troubles paranoïaques généralisés de la personnalité, fanatique, quérulente et sensitive ; cependant, il exclut la schizophrénie.
Le trouble est relativement peu diagnostiqué et difficile à traiter : comme son homologue plus flagrant, il conduit le sujet à penser que lui se porte tout à fait bien, et que les autres sont responsables de son malheur. On exercera une prise en charge orientée vers la lutte contre le sentiment permanent d'insécurité, le développement de l'empathie, afin que le sujet sache mieux se mettre à la place des autres et adopter des points de vue différents et complexes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_parano%C3%AFaque
Le trouble de la personnalité narcissique est un trouble de la personnalité dans lequel un individu se manifeste par le besoin excessif d'être admiré, et par un manque d'empathie. Cette condition affecte 1 % de la population.
Les symptômes apparaissent au début de l'âge adulte. Le sujet narcissique recherche une gratification en lui-même, et s'attache peu au jugement des autres, est très focalisé sur ses problèmes d'adéquation personnelle, de puissance et de prestige2. Le trouble de la personnalité narcissique est étroitement lié à l'égocentrisme
Le patient présente au moins cinq des symptômes suivants :
Le CIM-10 décrit le trouble de personnalité narcissique comme un trouble de la personnalité qui « n'entre dans aucune des catégories spécifiques » F60.0-F60.7. Le trouble de la personnalité narcissique est donc le trouble de la personnalité qui n'entre pas dans les catégories :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_narcissique
L'élection de Donald Trump aux États-Unis marque un tournant dans l'histoire. En lien direct avec les travaux de C.G. Jung, des jungiens américains ont, en pleine ascension de Donald Trump, démontré les dangers liés aux personnalités narcissiques.
Sous le titre A clear and present danger - Narcissism in the era of Donald Trump, l'ouvrage ci-dessous, uniquement disponible en anglais, a été coédité par deux psychiatres américains, Leonard Cruz et Steven Buser. Le New York Times cite ce livre dans un article publié le 15 août 2016 sous le titre The Psychiatric Question : Is It Fair to Analyse Donald Trump From Afar?
La montée des populismes et ses dangers
La montée des populismes favorise l'émergence de personnalités narcissiques, elles représentent un réel danger pour nos sociétés. Des analystes jungiens se sont associés et ont bravé la règle "Goldwater" (nom d'un sénateur américain, règle établie en 1973) qui interdit aux États-Unis à un psychiatre ou psychologue de poser un diagnostic sur une personne publique sans examen direct de celle-ci et sans autorisation.
Cette règle a été de nombreuses fois bafouée, et en particulier par l'administration de George W. Bush qui a demandé à un psychiatre américain de réaliser une évaluation de la personnalité de Saddam Hussein, sans que celui-ci le rencontre.
Rappelons également qu'en 1943, C.G. Jung était l'agent no 488 pour l'OSS (devenue depuis la CIA) et qu'il lui a été demandé de dresser un portrait d'Hitler, communiqué aux services secrets américains par l'intermédiaire d'Allen Dulles. Ces échanges ne sont toujours pas déclassés. Allen Dulles était le responsable des opérations menées par l'OSS à partir de la Suisse, en plein cœur de l'Europe. Il est devenu en 1953 le premier directeur de la CIA et a indiqué en évoquant sa relation avec Jung : "Personne ne saura jamais combien le professeur Jung a contribué à la cause des Alliés pendant la guerre...".
L'urgence du moment ne s'arrête pas aux frontières des États-Unis, le danger est bien présent au sein de toutes les démocraties. Indiquons également que plus d'un millier de psychiatres américains ont signé une déclaration stipulant que Donald Trump était inapte à la fonction présidentielle, citant de graves troubles de la personnalité (du narcissisme à la paranoïa). Un médecin l'a même qualifié de "fou dangereux".